coelacanthe

coelacanthe
Taille:1.50m
profondeur:100 à 400m

Alors qu'on ne le croyait exister qu'à l'état de fossile, un coelacanthe vivant fut découvert en 1938.
La mer est le biome terrestre qui rassemble le plus grand nombre d'espèces à l'apparence primitive. Mais, l'espèce qui peut le plus s'enorgueillir du titre de fossile vivant est sans aucun doute le coelacanthe.
Incapable d'identifier l'énorme poisson qu'il avait pêché dans l'océan indien un jour de décembre 1938, Hendrick Goosen confia l'étrange créature à Courtenay Latimer, conservatrice du muséum de la région.
Ce poisson, d'un mètre cinquante de long, pesant 60 kilos, avec de grosses écailles et une forte mâchoire munie de dents, était un coelacanthe, espèce que l'on croyait depuis longtemps disparue.
Le scientifique constata que le spécimen pêché différait très peu de l'animal fossile. En hommage à la conservatrice qui avait su l'identifier, on lui donna le nom moderne de Latimeria chalumnae.
Si la découverte de ce fossile vivant mit en émoi la communauté scientifique, elle n'impressionna guère les habitants des îles Comores. Ils étaient habitués à le pêcher depuis longtemps et à le consommer. Ils l'avaient baptisé Kombessa. La peau écailleuse de l'animal leur servait même de papier de verre.




# Posté le dimanche 19 octobre 2008 10:43

Les oasis thermales

Les oasis thermales
À plus de 2 500 m de fond, une vie peu abondante se perpétue dans un monde hostile, froid et noir où règnent d'énormes pressions et des conditions écologiques exceptionnelles. À plus de 2 000 m de fond, des sources hydrothermales ont été découvertes, en 1977, sur la dorsale médio-océanique du Pacifique. Véritables geysers sous-marins, des "cheminées" pouvant atteindre 15 m à 20m de haut crachent des volumes d'eaux noires sous pression à plus de 350 ºC, très acides et chargées de sulfures polymétalliques dont certains sont toxiques. Durcissant au contact de l'eau de mer à 2 ºC, les sulfures édifient peu à peu les cheminées. Dans un périmètre de quelques mètres autour de ces sources, l'impression de grouillement de vie est exceptionnelle, sous forme de peuplements exubérants, très colorés et éphémères. Au milieu du quasi-désert minéral des abysses, ces sources chaudes aux animaux extravagants sont considérées comme des oasis de vie.
# Posté le samedi 18 octobre 2008 16:32

L'anoplogaster cornuta

L'anoplogaster cornuta
Taille: 15cm
Profondeur: 600 à 5000m

Ce poisson est aussi appelé poisson Ogre. L'aspect menaçant de celui-ci est accentué par sa gueule squelettique aux étranges arêtes. Les compartiments qui transparaissent sous la peau peu charnue sont des canaux équipés de récepteurs hypersensibles, permettant à l'animal de détecter les plus infimes déplacements d'eau. Sont milieu de vie étant extrêmement difficile où l'obscurité et la pression y sont maitres, les ressources sont excessivement maigre. Cet ogre avec sa mâchoire disproportionnée et de crocs affutés est paré pour affronter le désert qu'est son milieu. Sa petite taille demandant peu d'énergie peu arriver à jeûner durant de longues périodes.
# Posté le samedi 18 octobre 2008 16:36
Modifié le dimanche 19 octobre 2008 10:20

L'argyropelecus affinis

L'argyropelecus affinis
Taille: de 11 à 88mm
Profondeur: de 300 à 3800m

Il existe de la même famille l'Argyropelecus pacificus il est pratiquement pareil physiquement.
"C'est un animal qui "gobe" (c'est le cas de dire) ses proies, surtout des petites crevettes. Malheureusement il lui arrive de remonter vers la surface (300 m maximum) pour trouver sa nourriture. Or à 300 mètre, il se peut qu'il y ait de la lumière, ce qui le rend vulnérable puisqu'il est facilement visible à tous prédateurs le regardant d'en bas. C'est pourquoi il possède un système lumineux au bas du ventre qui aveugle les prédateurs situés en dessous de lui croyant qu'il n'y a rien à la surface."
# Posté le samedi 18 octobre 2008 16:44
Modifié le dimanche 26 octobre 2008 17:30

Le bathylagus pacificus

Le bathylagus pacificus
Taille: 25cm
Profondeur: 230 à 7700m

Aussi appelé Garcette élancée. Sa physiologie est adaptée aux profondeurs extrêmes qu'il fréquente: ses yeux disproportionnés lui permettent de déceler la moindre lumière, de plus, il ne possède pas de vessie natatoire (poche remplie d'air qui garantit à la plupart des poissons une flottabilité neutre), son squelette est très léger et sa peau qui a l'aspect de cuir est dépourvue d'écailles. En effet, plus on s'enfonce dans les profondeurs, plus la formation d'écailles et du squelette demande de l'énergie, d'autant plus que l'eau contient de moins en moins de calcium. Pour flotter sans effort, la Garcette dispose d'une couche sous-cutanée faite d'une gélatine plus légère que l'eau.
# Posté le samedi 18 octobre 2008 16:46
Modifié le dimanche 19 octobre 2008 10:19